gothique-analyse-de-la-nebuleuse.be

 

 

 

 

A N A L Y S E   D E    L A   N E B U L E U S E

CONSTRUCTION D'UNE IDENTITE GOTHIQUE

ETUDE SOCIO-ANTHROPOLOGIQUE

EN BELGIQUE FRANCOPHONE

                                                                                                             par Bertrand de Witte

Qu'est-ce le mouvement gothique ? Ses activités ? Un réseau ? Ses messages ? Comment et pourquoi devient-on gothique ?

Qu'est-ce que l'underground ? Une contre-culture ? Un mal d'ado ? Que fait la musique ?

Une idéologie ? Une politique ? Un synchrétisme religieux ? ... Ce cite répond à vos questions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C U L T U R E   E T  C O N T R E -  C U L T U R E S

 

ALLEZ VERS LA TABLE DES MATIERES (cliquez ici)

> Mozilla Firefox ne permet pas d'utiliser ce site correctement <

RAISON DE CE SITE

Ce site présente principalement le contenu de mon mémoire de master en sociologie. Ce travail a été défendu en septembre 2007 à l’Université Catholique de Louvain (U.C.L.) et a obtenu 17,5/20. Je remercie encore le professeur Olivier Servais pour son soutien et son intérêt qu’il a, d’emblée, apporté à mes recherches socio-anthropologiques sur le phénomène gothique en Belgique francophone.

Ce mémoire est une étape marquante de mon cheminement intellectuel. En effet, il a pour socle un travail réalisé précédemment. Tout commence en 2004 en République d’Irlande, à Cork, où j’effectue un stage de 5 mois en tant qu’étudiant assistant social. Je découvre le travail communautaire tel qu’il est pratiqué dans la mentalité anglo-saxonne. Mon intérêt se porte essentiellement pour la prévention et la protection des mineurs d’âge. Après une riche expérience dans de multiples structures et services de proximité, je me décide à rédiger un mémoire expliquant comment le gouvernement irlandais s’est organisé pour respecter les Droits de l’Enfant, passant ainsi d’une convention internationale à l’application de celle-ci sur le terrain des professionnels de première ligne. Le mémoire prend pour titre « Protection et Bien-être des enfants en République d’Irlande. Mise en application au niveau préventif et communautaire de l’article 3 des Droits de l’Enfant de la Convention des Nations unies ».

Dans ce travail j’entame une réflexion sur l’importance de proposer aux jeunes, et principalement aux jeunes dits « à risque », un espace de socialisation dans lequel ils fassent l’apprentissage des valeurs et qualités indispensables à la vie en société. L’idée du projet est un concept parfaitement adéquat pour créer chez les jeunes une motivation à s’inscrire dans une dynamique collective, durable et épanouissante. Nous pensons bien sûr à des espaces tels que les mouvements de jeunesse, aux associations, aux clubs, etc. Cette réflexion va alors ouvrir une nouvelle porte d’intérêt : l’existence d’espaces de socialisation dans lesquels les jeunes reçoivent une place, une valorisation, un avenir, leur donnant cependant la possibilité (ou l’obligation) de s’épanouir dans un projet portant atteinte à la vie en société. Il s’agit dans ce cas des espaces tels que les mouvements extrémistes, les sectes, les réseaux illicites (trafic de drogues, d’humains, mafia, etc.). C’est donc sur base de ce constat que j’oriente ma réflexion vers la marginalisation, la déviance et la construction identitaire.

 

En 2005, après ma formation d’assistant social je poursuis mes études par un master en sociologie. Impossible de mener une recherche socio-anthropologique au sien d’un mouvement extrémiste, d’une secte, ou d’un réseau illicite, c’est pourquoi je choisis un terrain de recherche plus accessible. Observant qu’il existe bon nombre de critiques sur la communauté gothique je comprends que c’est là un espace de socialisation mal considéré et que les membres sont perçus, de l’extérieur, comme des jeunes s’épanouissant « dans le mauvais sens. » Souvent décris comme suicidaires, dépressifs, vampiriques ou même sataniques, les sujets arborant le look gothique font peur. La communauté gothique semble, à certains égards, être perçue comme marginale, déviante et parfois sectaire. Le style gothique affiche en effet une distinction radicale avec « monsieur et madame tout le monde » ce qui converge avec  mon intérêt pour les questions relatives à la construction d’une identité marginale et déviante. Je trouve donc a priori dans le milieu gothique un espace de socialisation répondant à mes intérêts de recherche. Partant à la rencontre du milieu gothique, sans tenir compte des préjugés et stéréotypes, je commence par la recherche d'un lieu de ressemblement afin de débuter mon étude. Après une phase d’exploration, j'élabore une question de départ devenant le socle de ma recherche socio-anthropologique. Celle-ci me conduit à recueillir les informations nécessaires pour rédiger le présent mémoire.