A N A L Y S E   D E 

  L A   N É B U L E U S E   G O T H I Q U E

 

ÉTUDE  SOCIO-ANTHROPOLOGIQUE

SUR  LA  CULTURE  ET  L'IDENTITE  GOTHIQUE

 

 

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    PARTIE 1 : CULTURE GOTHIQUE

   1. Emergence du milieu gothique

   2. Les véhicules de l'art gothique

   3. La culture du corps

   4. Valeurs et état d'esprit

   5. La nébuleuse gothique

   6. Régulateur idéologique : la contre-culture

   7. CONCLUSION

 

 

CHAPITRE 1

EMERGENCE DU MILIEU GOTHIQUE

 

 

Présenter le milieu et la culture gothique nécessite l’explication de l’émergence du mouvement gothique. Ce premier chapitre introduit cette présentation en s’intéressant au contexte socio-historique de l’émergence du mouvement.

 

1. Des soixante glorieuses à la crise pétrolière ; du hippy au punk

 

D’une période d’avancées sociales et d’une économie fleurissante l’Europe s’enlise dans une ère nouvelle beaucoup moins enthousiaste que celle d’après-guerre. Sorti brutalement des « golden sixties » par la crise pétrolière, le mouvement hippy[1]  n’est plus d’époque et fait place à une génération meurtrie par le chômage et par la crise du logement. C’est en Grande Bretagne où la crise est particulièrement sérieuse que va naître en 1977 le mouvement punk en opposition au gouvernement libéral de Margaret Thatcher. Le mouvement punk (mot anglais signifiant sans valeur) se développe rapidement dans les couches sociales ouvrières durement touchées par la crise économique. L’esprit punk fait tache d’huile dans les autres pays industriels touchés également de plein fouet par la désastreuse conjoncture économique.

 

Le mouvement punk s’explique à travers une expression radicale, celle de s’opposer à une culture dite bourgeoise qui dominerait depuis toujours l’ensemble de la société. Tout ce qui est du passé symboliserait la domination culturelle sur toutes les classes sociales. Parce que « la culture » représenterait la connaissance et la marnière de vivre de l’élite sociale la jeunesse ouvrière va chercher à détruire la culture en la subvertissant. Le programme de déculturation lancé par le mouvement punk est la volonté de faire tabula rasa en rejetant violemment toutes valeurs morales dictées par l’aristocratie et la bourgeoisie dominantes. Le procédé s’effectue par un dérèglement des mœurs et des idéaux. D’esprit anarchiste (et à certains égards nihiliste), le mouvement punk se véhicule par un look excentrique, par une « anti-musique » (pauvreté des compositions, hurlement et textes peu intellectuels) et par des pratiques sociales subversives (ex. par des pratiques sexuelles socialement non admises pour l’époque). Il demeure le plus virulent des mouvements de l’underground.[2]

 

Cuisant, le cri du punk s’essouffle rapidement et ne durera que trois ans (1977-79)[3]. Certains punks déçus par la taille du projet se retirent de la mouvance pour former d’autres discours idéologiques et ménager des pratiques sociales moins extrêmes. Inspiré de l’esprit contestataire du mouvement punk, une ramification de celui-ci fait émerger une multitude de nouveaux courants indépendants ayant chacun leur propre identité. Le mouvement « gothique » est l’un de ces courants post-punk. Si « gothique » est son nom il est étiqueté comme tel dès que commence à se former l’identité du mouvement par ses composants, à commencer par la batcave. Intéressons nous donc à présent à la naissance et à formation du mouvement en nous penchant également sur son étiquetage.

 

 

 

2. Naissance du mouvement gothique : la « batcave »

 

Par la négation de toute culture élaborée et intellectuelle, le modèle punk ne satisfait plus certains participants. De plus, les industries du disque et les industries de la mode s’accaparent la musique et l’esthétique punk, ce qui enlève le caractère underground du mouvement punk. Tout en conservant le projet subversif, un nouveau courant se dégage de l’esprit destructeur et nihiliste du mouvement punk pour fonder et valoriser l’un des aspects que ce dernier méprise à savoir une culture intellectuelle et artistique. Entre la culture dominante dite « bourgeoise » et le mouvement nihiliste punk naît alors un mouvement développant une sous-culture (subculture). Lors de l’interview avec le sociologue Antoine Durafour celui-ci avait résumé nos propos: « L’aspect contestataire a donc été récupéré par d’autres mouvements musicaux comme le mouvement batcave (la cave des chauves-souris) qui réunissait des gens qui étaient hors norme. Ils se sont inspirés des idées du punk pour donner une version plus soft, plus raffinée, plus mystique. »[4] Peu à peu donc se forme un nouveau milieu qui se cherche une identité culturelle depuis son indépendance par rapport au mouvement punk. C’est dans une boîte de nuit ouverte par le chanteur du groupe The Specimen, en juillet 1982, que débute, à Londres, une soirée hebdomadaire la batcave qui réunit des excentriques post-punks (à divers stades d’évolution) ou néoromantiques pour écouter le disc-jockey et groupes de musique dont certains aux nouvelles sonorités grâce à l’apparition du synthétiseur et de la boîte rythmique. Se greffent rapidement sur la musique, littérature romantique anglaise ou allemande, religions, sciences occultes et arts en général; sans doute pour rendre les textes plus épais et pour donner à la musique une dimension plus mystique, plus introspective. Les participants se vêtent sombrement comme des corbeaux et discutent à la lueur des bougies dans un décor particulier qu’Isabelle Chelley fait remarquer dans son article[5]. Celui-ci explique que le décor de la boîte de nuit batcave rappelle les archétypes du milieu : tout est noir, cuir, murs couverts de résille et de dentelle, clin d’œil aux vieux films d’horreur, et danseuses en cage pour la touche « fetish », terme qui sera développé ultérieurement (chapitre 3 point 2 et chapitre 5 point 2).

De la bizarrerie des soirées batcave et des participants naissent bon nombre de rumeurs engendrant la stigmatisation de ce milieu naissant. A commencer par la presse britannique qui se paie la tête de la clientèle. Pour désigner cette clientèle qui forme une queue longue de deux cents mètres devant l’entrée du club, les journalistes récupèrent le terme batcave pour qualifier le style musical post-punk issu de cette boîte de nuit. D’autres styles musicaux et d’ambiances très proches de la batcave se développent dans les pays industriels. La proximité entre ces styles (ayant la particularité d’être obscurs ou « dark ») rend nébuleuse la compréhension des différences pour les profanes. Dans la cette profusion naissante le qualificatif « gothique » viendra regrouper l’ensemble de ces mouvements.

 

3. L’appellation « gothique »

 

3.1. Un regroupement

 

L’expansion des mouvements post-punk au style dark crée une complication dans l’ « arbre généalogique musicale ». D’abord pour qualifier le style de musique de Bauhaus, le terme « gothique » apparaîtra ensuite pour regrouper un ensemble de courants musicales. Un extrait d’interview nous explique l’origine actuelle du terme.

 

Déjà le mot « gothique » me dérange un peu parce que je ne suis pas clairement ce qu’on appelle un gothique. Ce mot ne veut pas dire grand chose. En fait c’est un nom qui vient d’une interview d’un journaliste en parlant de la musique de Bauhaus. Il a dit qu’il y avait des sonorités gothiques. Alors tout le monde a récupéré ce mot-là. Mais ça n’a pas trop de relation avec la musique au départ de ces années là. Moi, je suis plus partant pour dire que j’écoute de la musique batcave, new wave, même si maintenant on appelle ça gothique. Le problème maintenant c’est qu’on a tout regroupé sous l’appellation « gothique ». Le mouvement, comme c’est un mouvement culturel, on a regroupé un tas de styles underground et dark. Donc, batcave, new wave, coldwave, eletro dark, eletro indus, etc. tout ça aujourd’hui est appelé gothique. [H. 32 ans, infographiste, Mons-Borinage].

  

Il est à noter que cette personne se reconnaît comme puriste, c’est-à-dire qu’elle a pour références au mouvement gothique les premières années de celui-ci, plus précisément sur la batcave et la new-wave, et qu’elle attribue une certaine valeur péjorative à l’évolution récente du mouvement gothique sans pour autant la rejeter complètement. De ce extrait et par concordance avec d’autres interviewés et avec la littérature spécifique sur le milieu gothique, nous comprenons que l’appellation « gothique » chapeaute une multitude de styles underground et « dark ». On peut désigner par là des mouvements underground partageant un sombre style esthétique et un monde noir constituant une culture propre, ou sous-culture (subculture). Ce qui signifie donc que lorsque l’on utilise le terme « gothique » il est nécessaire d’avoir en mémoire que l’on parle d’un ensemble de styles underground esthétiquement sombres. Le terme « gothique » s’utilise comme adjectif mais aussi en tant que nom commun. Il est possible de le rencontrer sous des orthographes différentes.

 

3.2. Terminologie

 

Parce que le terme « gothique » rencontre une complexification terminologique rendant parfois la compréhension nébuleuse, nous souhaitons éclairer son usage. Il est possible de trouver dans la littérature francophone les orthographes suivantes : « goth » et « gothic ». Plusieurs propositions sont offertes par des auteurs pour tenter de distinguer la différence. Gavin Baddeley distingue les adjectifs « goth » et « gothique » : « D’un point de vue stylistique, le terme goth est employé lorsque l’on se réfère à la scène underground contemporaine, et celui de gothique lorsque l’on se réfère à l’esthétique culturelle dans son ensemble »[6]. Et Alexis Mombelet de distinguer : « il semblerait que le terme « gothic » soit plus particulièrement employé pour qualifier la « tribu » et, pour ses acteurs (la « tribu » gothic et ses gothics), on parle de « tribu goth ». A contrario, « gothique » renverrait aux autres usages de la qualification ».[7]

Dans ce présent travail, nous utiliserons l’adjectif « gothique »  (et non gothic qui est de langue anglaise) pour désigner l’aspect stylistique ou l’ensemble des styles esthétiques du mouvement que nous allons étudier. Et lorsque nous parlerons de « sujets gothiques », il s’agira d’individus partageant et pratiquant ces styles. Pour une question de fidélité aux sources ne sera pas modifiée l’utilisation des termes goth et plus rarement gothisme employés par des auteurs et certaines personnes interviewées.

 

Pour résumer, on aura compris par un développement terminologique que l’appellation « gothique » regroupe (tant pour l’adjectif que le nom commun) un ensemble de styles et pratiques produisant et animant une culture ou une sous-culture. Dirigeons-nous à présent pour une meilleure compréhension vers une explication plus approfondie de ces styles culturels. Sur ce parcours s’impose un bref détour étymologique pour saisir l’appellation gothique.

 

3.3. L’origine étymologique

 

L’anglais Gavin Baddeley offre un ouvrage intitulé « Gothic, la culture des ténèbres » dans lequel il retrace avec détails ce qui compose la culture gothique. Remarquable travail qui commence par la question « qu’est-ce que le gothique ? » et qui dresse l’historique de la culture gothique depuis la Rome antique à nos jours. Baddeley débute bien sûr par la question étymologique. Il note : « Les Goths des origines formaient une tribu germanique qui sillonna l’Europe occidentale au IVe siècle après Jésus-Christ et se tailla un royaume dans les vestiges délabrés de l’Empire romain. Cela explique pourquoi le mot gothique est devenu synonyme de barbarie (un destin posthume qu’il partage avec le mot vandale, la tribu des Vandales ayant aussi posé des problèmes aux Romains). L’effondrement de l’Empire marqua l’avènement des Âges sombres, turbulente période de sauvagerie et de guerre qui engendra la triste stagnation du Moyen Âge ».[8] Au treizième siècle, l’architecture romane qui, à l’époque, était considérée comme classique, était passée de mode au profit d’un nouveau style architectural que les contemporains de cette époque et ceux de la Renaissance n’appréciaient guère. Le mépris pour ce nouveau style architectural peut s’expliquer en raison du caractère imposant, de l’ogive qui modifie le style, des vitraux qui révolutionnent la luminosité intérieure, des arcs-boutants donnant l’impression de voir de l’extérieur le squelette d’un édifice, avec sa charge de détails, de statues et gravures dont certaines mortuaires, gargouilles effrayantes, etc. De cette appréciation négative, la nouvelle architecture jugée de goût barbare prit l’appellation d’architecture gothique en référence aux tribus païennes qui mirent à sac l’Empire romain. Au début du XIXe siècle, des intellectuels déçus par la modernité naissante plongèrent leur imaginaire dans le Moyen Âge pour produire leurs travaux. Leurs œuvres littéraires prenant comme décors l’architecture gothique et se distinguant par des histoires de goût douteux, pour l’époque, donnent naissance à la romance gothique. Baudelley : « Au XVIIIe siècle, l’adoption d’un style gothique en opposition au style classique devient une manière de se rebeller contre le bon goût et le bon sens de l’époque »[9] Comme le l’explique un interviewé dans l’extrait ci-dessous, nous pouvons mieux comprendre le rapport entre l’origine étymologique de mot gothique et le milieu que nous étudions. L’interviewé nous apprend que l’appellation a été attribuée au milieu en raison de la similitude entre le style architectural et ce qui représente son milieu c’est-à-dire une charge d’images, de détails que l’interviewé compare ici à une débauche.

 

 

Oui, je savais que ça s’appelait « gothique » parce qu’il y a toujours cet aspect du retour au Moyen Âge, à l’architecture gothique. Je crois qu’on a appelé ça gothique parce qu’il y a justement une débauche de signes, une débauche de look, parce que… c’est ça, l’aspect gothique est chargé, c’est l’aspect chargé. Tu vois le gothique, c’est les froufrous, les dentelles, du vinyle, c’est visuellement très chargé ; les signes et habits gothiques sont très chargés. (…) Pour moi, débauche c’est énorme, c’est comme une cathédrale gothique, c’est une débauche de pierres, de décors, de gargouilles, de statues, c’est énorme, c’est très chargé. Quand tu regardes quelqu’un qui est habillé en gothique, en « pur gothique » il y a cet aspect, une longue robe, des bijoux, une coiffure très recherchée, très travaillée ; beaucoup de détails c’est surtout ça, beaucoup de détails. Egalement certains groupes gothiques ont une recherche très chargée de sons de guitare, d’electro, on met du synthé, du sampling ; oui il y a les deux, rock et electro, bon c’est difficile à développer rapidement car c’est tellement large, il y a de plus en plus de trucs, surtout maintenant ça va dans tous les sens. [H. 35 ans, technicien son, Mons-Borinage].

 

Nous percevons également dans la description du narrateur qu’il existe différentes manières de représenter le la culture « gothique ». Par interprétation, nous pouvons remarquer qu’elle se compose et s’observe au moins de deux manières différentes : par la musique et par l’habit. L’extrait nous apprend donc déjà deux modes pour transporter les représentations culturelles du milieu gothique. Le premier véhicule qui nous est livré par l’interviewé est celui du visuel, en l’occurrence l’esthétique vestimentaire (froufrous, dentelles, vinyle, longue robe, bijoux) qu’il compare à l’architecture gothique (débauche de pierres, décors, gargouilles, statues). Le second véhicule concerne l’audition à travers la musique : par des sons de guitare ou par des sons électroniques (electro, synthé, sampling, rock). Après une conclusion de ce premier chapitre, développons, plus en détail ces véhicules culturels qui transportent et créent la culture gothique.

 

 

Nous avons vu dans ce premier chapitre que le mouvement gothique émerge au début des années 1980 suite à l’éclatement du mouvement punk et à l’ouverture d’une boîte de nuit londonienne « the Batcave » laquelle donnait déjà les archétypes de la culture gothique. Reprenant l’esprit contestataire du punk, le mouvement gothique se différencie par la volonté d’être un mouvement underground, artistique et intellectuel. Nous avons compris que sous l’appellation « gothique » plusieurs courants ont été rassemblés pour former une unité hétérogène qui se caractérise par une esthétique « dark », chargée, et par une dimension spirituelle de la culture gothique. Également a été développée l’origine étymologiquede cette appellation qui remonte à la chute de l’Empire romain d’occident. L’appellation a été reprise ensuite à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance pour qualifier le nouveau style architectural qui ne plaisait pas au canon du goût de l’époque et qui était considéré barbare. L’adjectif gothique a été attribué au style musical d’un milieu naissant en référence au style architectural et à la romance gothique du XVIIIe siècle qui était un style littéraire anglais peu commode pour l’époque.

Les bases historiques pour une première approche à la compréhension du milieu gothique et de sa culture étant données, intéressons-nous avec plus de profondeur à ce qui constitue la culture gothique. Pour ce faire, nous avons fait le choix de présenter en premier lieu l’importance de la musique.

 

 

> suite :2. Les véhicules de l'art gothique



[1]Mouvement hippy (ou hippie) : Les hippies étaient les participants à un mouvement largement développé dans la jeune génération des années 1960-70 et avaient pour but un style de vie communautaire, marginal, parfois nomade, renonçant à l’autorité et au nationalisme corporatiste. Leur style de vie, leur refus et plus généralement leur désaccord avec les valeurs occidentales traditionnelles de la bourgeoisie, font du mouvement hippie un mouvement contre-culturel.

[2]Underground : un mot anglais qui signifie souterrain. Couramment employé depuis les années 1960, ce terme fait référence à un mouvement culturel alternatif - ou une contre-culture - se voulant en marge de la société. Mouvement de plus en plus influent qui possède en son sein un lot de milieux se distinguant par la volonté d’être tenus à l’écart des médias de masse, d’être indépendants des courants culturels dominants et d’être en marge des circuits traditionnels de diffusion commerciale. Volonté donc de former une culture souterraine, hors de la vision du grand public, dans le but avoué de conserver une « identité culturelle » héritée des origines, et d’autres part des valeurs véhiculées souvent considérées comme n’étant pas socialement correctes, voire subversives. L’underground est composé majoritairement de milieux artistiques. Il véhicule donc ses idéaux et principes par la voie symbolique, en l’occurrence principalement par la musique, les arts graphiques, la littérature, la peinture, le cinéma, etc. mais aussi par des pratiques sociales désapprouvées par le grand public (ex. sadomasochisme)

Notons quelques exemples de milieux underground qui reviendront régulièrement au cours de l’étude. Avec prudence, il n’est pas faux de dire que l’on retrouve les différents milieux nés directement de la musique rock, laquelle est une musique de contestation, de révolte. Seront expliqués les milieux musicaux les plus cités tels que le punk, l’electro et le metal (ceux qui apprécient le metal sont appelés en français les metalleux). On retrouvera également le milieu du fetish, sadomasochiste, du bondage, le milieu les sciences occultes, et le milieu gothique qui lui encore rassemble une mosaïque d’autres milieux dérivés de la musique underground, mais aussi s’exerce une proximité de plus en plus forte avec d’autres milieux alternatifs pas forcément underground, comme, à titre d’exemple, le milieu médiéval dont les membres apprécient les coutumes et la reconstitution des ambiances de l’époque ; les « rôlistes », terme qui désigne les joueurs de jeux de rôles. Tous ces milieux underground côtoyant le milieu gothique seront brièvement abordés.

[3] Cependant, loin d’avoir totalement disparu, le mouvement punk a connu un regain dans les années quatre-vingt-dix.

[4] Interview du 08.04.2006 à Waregem d’A. DURAFOUR par B. de WITTE

[5] EUDELINE, Patrick. Goth – Le romantisme noir. De Baudelaire à Marilyn Manson. Scali. Paris. 2006, pp. 13-23

[6] BADDELEY, Gavin. Gothic, la culture des ténèbres. Denoël X-Treme. 2004. p.10

[7] MOMBELET Alexis et WALZER Nicolas, La religion metal. Première sociologie de la musique metal. Société. Revue des Sciences Humaines et Sociales, n°88. 2005/02. De Boeck. Wavre, p.88

[8] BADDELEY, Gavin, op. cit., pp.11-12

[9] Ibid., p.12

 

 

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