A N A L Y S E   D E 

  L A   N É B U L E U S E   G O T H I Q U E

 

ÉTUDE  SOCIO-ANTHROPOLOGIQUE

SUR  LA  CULTURE  ET  L'IDENTITE  GOTHIQUE

 

 

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    PARTIE 1 : CULTURE GOTHIQUE

  1. Emergence du milieu gothique

   2. Les véhicules de l'art gothique

   3. La culture du corps

   4. Valeurs et état d'esprit

   5. La nébuleuse gothique

   6. Régulateur idéologique : la contre-culture

   7. CONCLUSION

 

CHAPITRE 4

VALEURS ET ETAT D'ESPRIT

 

 

La culture produite, véhiculée et vécue par les participants possède des caractérisent qui permettent de la reconnaître. Si la culture gothique se transmet par la production de biens de consommation, elle émet, surtout dans les conversations que l’on peut avoir avec les participants du milieu gothique, un discours comportant des valeurs et un état d’esprit propre. Nous verrons que cette culture a la particularité d’être une culture d’évasion et d’irrationalité. Également, nous allons voir que les sujets gothiques cherchent à atteindre une certaine authenticité de soi pouvant engendrer chez certains un sentiment d’élitisme. La culture gothique a également la propriété de créer et de partager une vision pessimiste sur le monde. Et enfin, sera développé un point sur l’identité des participants.

 

1. Culture d’évasion et d’irrationalité

 

« En constituant une sorte de “décalage temporel” par ce retour au romantisme ainsi que par cette esthétique déroutante, les participants de la scène gothique expriment une volonté de recréer une manière de vivre et de penser. »[1] Les participants trouvent dans la culture gothique le moyen de se détacher de la réalité et de prendre distance d’avec le fonctionnel qui les entoure. C’est par les véhicules culturels, à travers l’imaginaire de ceux-ci mais aussi par l’ambiance mystique des soirées et des autres lieux de rassemblement que les participants se laissent emporter vers monde imaginaire qui a la propriété d’être sombre et pessimiste. La production culturelle qui caractérise la culture gothique se nourrit de tout ce qui renvoie à l’imaginaire européen, principalement tragique et obscure.

 

Cette évasion « spirituelle » régulière se fait le plus souvent par la musique. Celle-ci étant le véhicule culturel le plus accessible dans l’espace-temps. Le voyage « spirituel » émane de deux grandes raisons observées. La première vient du besoin de trouver un espace d’enchantement où il est loisible de se recréer, de s’inventer un autre soi et un autre monde où les sujets détiennent une identité magique. Besoin d’enchantement donc que nos interviewés mettent en rapport avec une certaine brutalité du monde réel qui régule la vie sociale par des mécanismes de rationalité instrumentale. La deuxième raison du besoin d’évasion « spirituelle » concerne le besoin d’apaiser des tensions, parfois des douleurs internes à l’individu. Ces deux facteurs d’entrée dans le milieu qui seront développées ultérieurement.

 

Il est normal de penser qu’un milieu fermé, caché, doté d’une culture d’évasion irrationnelle et enrichi d’une représentation obscure, est un milieu où la consommation de psychotropes est une pratique tolérée, voir favorisée. Cette pensée est d’autant plus légitime puisque durant la recherche sociologique il n’était pas rare d’entendre de la bouche de profanes que les gothiques sont sujets à la consommation de stupéfiants et/ou d’alcool. Or d’après nos observations, la consommation d’alcool est normale et la prise de psychotrope lors des événements gothiques est nulle ou quasiment. En dehors de ceux-ci est semble faible. Les interviews rapportent que quelques adolescents en font usage durant une période relativement brève et ce plus généralement dans un esprit de découverte de ses propres limites et dans le plaisir de braver les interdits. Trois (25, 30 et 35 ans) m’ont expliqué avoir eu recours au cannabis lors de périodes psychologiquement difficile. Quant aux observations participantes, elles n’ont remarqué aucun fait ; tant au sujet d’une pratique de flagrant délit qu’une observation de comportements signalant qu’une consommation a été prise. Un interviewé qui en faisait usage dans le milieu techno et qui s’est « reconverti » au milieu gothique témoigne :

 

Bizarrement, bon, je ne fréquente plus le milieu techno et tout ça, là c’est clair que la drogue n’a pas de limite, j’en ai même consommé à certain moment, alors que dans le milieu gothique je n’ai pas encore vu ça. Je n’ai encore rien vu de ce que est drogue et alcoolo. D’ailleurs ça m’a même impressionné de ne pas voir quelqu’un qui se noie ou se drogue, ou qu’on m’en parle. [H. 30 ans, éducateur à la prévention. Mons-Borinage].

 

Nous avons ici l’avis d’un « expert » qui a connu et vécu la consommation de stupéfiants et l’abus d’alcool et qui en rejoignant ensuite le milieu gothique s’est étonné de voir que dans celui-ci cette pratique ne semble pas exister et qu’on n’en parle même pas. Nous avons entendu dire durant les observations participantes que les psychotropes sont mal perçus dans le milieu gothique car ceux-ci sont considérés comme dégradant l’intelligence humaine, ce qui serait contraire à l’esprit gothique qui se veut être lui-même sans artifice.

 

 

2. Authenticité et élitisme

 

La culture gothique se veut être celle qui n’appartient pas à une culture de masse et ce d’abord par opposition à ce qui, pour les sujets gothiques, signifie la superficialité, futilité, niaiserie etc., des termes qu’annonçait déjà Tocqueville dans De la démocratie en Amérique[2]devant le développement de l’industrialisation et de la démocratie, faisant passer d’une société de classes à une société de masse. On peut remarquer que des productions culturelles et des discours des participants du milieu gothique ironisent à propos de ce qu’ils pourraient appeler « les grands moyens de formatage identitaire » de notre époque qui sont, selon leur avis, la publicité commerciale, la télévision et les canons des grandes religions. La critique gothique dégage une distinction entre le « nous » et le « eux » avec un degré d’élitisme que certains ne se privent pas d’admettre et de souligner. Nous comprenons que le « nous » se réfère aux sujets gothiques dont le milieu aime se qualifier d’ouvert, d’artistes ou encore d’intellectuels, dans lequel chacun est libre d’épanouir ses différentes facettes identitaires.

 

Selon les interviewés il existerait dans la société une catégorie d'individus composée d' « individus ordinaires ». Il s'agit des personnes qui se priveraient de réfléchir sur eux-mêmes et sur le monde. Cette négligence, nous disent généralement les interviewés, réduirait ces individus ordinaires en de consommateurs aveugles d’un système aliénant et tirant profit de leur abrutissement, en des individus davantage incapables de se rendre compte qu’ils sont sujets d’une manipulation identitaire à des fins purement commerciales. Toujours selon les interviewés les « individus ordinaires » ne peuvent ni se découvrir ni développer leur propre essence tant qu’ils n’ont pas la capacité de refuser ce que la société (nous) impose d’être et de faire. Outre le terme « les gens ordinaires », plusieurs appellations leur sont attribuées : les Gens, les mous du bulbe ou encore les « Moldus[3] ». Pour les « sujets gothiques », les productions “culturelles”  diffusées dans les mass medias sont des insultes à l’intelligence par leurs dimensions abrutissantes, dégradantes, tape à l’œil ; c’est-à-dire qui ne stimulent pas la réflexion, la curiosité, bref où tout est donné aux destinataires de manière immédiate. Nous pouvons comprendre dans l’extrait suivant ce que sont « les Moldus » pour un interviewé se désignant lui-même comme élitiste.

 

Mais ce sont les gens qui ne vont jamais chercher à comprendre l’amalgame gothique – satanique. Ce genre de personnes fermées, quoi. Et tu en trouves dans tous les milieux sociaux, tout horizon, toute ethnie. Et des gens fermés c’est les Moldus. Et oui, c’est très péjoratif, péjoratif mais je ne me suis jamais défendu d’être quelqu’un d’élitiste. Ah ! Oui, enfin, on me l’a déjà dit. Plutôt tiré vers le haut que le nivellement par le bas, c’est certain. (…) Oui, parce que je crois que je suis, enfin, ça risque d’être très pompeux mais oui, je crois que je suis quelqu’un de cultivé, oui. Mais, peut-être plus culture au pluriel qu’au singulier. [H. 25 ans, employé, Bruxelles].

 

L’explication donnée par l’interviewé est proche de ce qu’expliquent les autres interviewés qui tous considèrent le milieu gothique comme ouvert, où les participants ont le souci de se cultiver « au pluriel » à la différence d’une certaine catégorie d’individus ne faisant pas partie du milieu gothique. Il se reconnaît par cette distinction comme élitiste comme d’autres du milieu gothique. L’interviewé poursuit en expliquant ce qu’il entend par « nivellement par le bas » en prenant quelques exemples :

 

Le courant hip-hop[4], R&B[5] c’est les filles, c’est des salopes usant et abusant autant que tu veux, de toute façon elles sont là pour ça, quoi. Mais bon, il faut croire qu’il y a des filles à qui ça leur plaît beaucoup parce que tu vois le nombre d’adepte à des soirées R&B et autres Saint Bernard en paillette. (…) Maintenant, oui, ce que je n’aime pas dans le monde actuel c’est qu’on nourrit les gens d’une de masse de conneries et par le plus gros entonnoir qui existe et qui est la télévision. On fait avaler aux gens n’importe quoi sans se poser la question de savoir si ça leur plaît. Mais que demandent les gens ? Du pain et des jeux ! Et de téléréalité à des jeux à la con, tu as des gamins qui sont persuadés qu’aller à l’école ça ne sert à rien, que parce qu’il suffit de participer à une émission comme Star Academy[6] ou Loft[7] pour devenir quelqu’un de bien, parce que quelqu’un de bien c’est quelqu’un de connu et qu’on gagnera des sous parce qu’on fera de la télévision, ce sera cool et qu’on pourra acheter plein de trucs. C’est cette société de consommation qui commence à m’énerver vraiment. [H. 25 ans, employé, Bruxelles].

 

Par interprétation, nous pouvons comprendre qu’être gothique n’est pas de rester auprès de personnes influentes pour répondre à leur besoin (sexuel) en s’accommodant d’être flatteuse, scintillante et sans dignité. Mais aussi de ne pas se laisser influencer par les discours (explicites ou implicites) véhiculé par la télévision que les sujets gothiques reconnaissent tous comme étant un des moyens de communication les plus abrutissants et que ce nivellement par le bas est orchestré au profit de la société de consommation.

 

3. Une vision noire

 

Il semble qu’un discours circule au sein du milieu gothique, donnant aux participants un langage culturel prêt à être employé lors de discussions. Si ce discours est une construction sociale il sert surtout à la socialisation des nouveaux arrivants. Nous faisons donc l’hypothèse qu’il existe un discours partagé par tous et qu’il est enseigné de manière informelle aux nouveaux arrivants lors de leur intégration.

 

3.1. Le discours dans la culture gothique

 

Les interviewés ont majoritairement émis des discours pessimistes à l’égard de notre société et de l’évolution du monde. Pollution, conditionnement, manque d’ouverture d’esprit, mensonge culturel, danger des puissances nucléaires, scientifiques et manipulations commerciales, ne sont que des exemples indicateurs de leur pessimisme. Leur vision noire s’exprime de manière esthétique et intellectuelle, et son expression est teintée de profondeur, d’introspection, parfois de tourments de l’esprit. Le site internet angelfire.com donne une explication de cette vision noire qui correspond à ce que notre recherche nous offre. « Le noir est la couleur du renoncement à la vanité de ce monde. Il représente la perte de l’espoir et marque la mélancolie, le pessimisme et l’affliction. (…) Profondément désenchanté et déçu, il [« le gothique »] se désole. Il est consterné face à l’hypocrisie générale des hommes entre eux et par rapport au malaise de notre société. Il prend alors de la distance afin de se dégager d’un système qu’il pense aliénant, désespérant, cruel dans lequel il ne s’y retrouve pas. » L’extrait suivant raconte cette vision noire en prenant comme angles d’approche la mort, les mass médias et le capitalisme pour en arriver à l’esthétique gothique :

 

Voilà, en fait je crois que la société n’accepte pas la réalité, parce que la mort est partout. On refuse d’en parler. Ha ! Si, sauf pour la vendre.  On vend la mort ! Je trouve que c’est exploiter la mort des gens. Il y a tout un système médiatique qui tire profit de la mort et ça s’exprime en argent. C’est ça, dans la société on peut en parler, on doit en parler, mais c’est tourné de manière hypocrite parce qu’au bout du compte on l’utilise pour l’argent et pas pour un aspect éthique, voilà. Le gothisme ne masque pas cette réalité. Mettre de la peinture de couleur pour cacher la noirceur de la vie est superficiel, on gratte et on retrouve la réalité de la vie. De cette réalité, on fait une esthétique, c’est là tout l’art gothique. En même temps, on en fait un monde plus imaginaire, pour certains plus romantique. [H. 30 ans, éducateur à la prévention. Mons-Borinage].

 

3.2. Les nuances

 

La vision noire est un caractère culturel important du milieu gothique mais nous pensons qu’il serait faux de réduire ce milieu à une seule vision pessimiste. En d’autres termes, nous estimons, après observations et interviews, que des sujets ne participent pas, ou pas complètement, à ce pessimisme culturel du milieu gothique. D’ailleurs plusieurs d’entre eux se sont appelés eux-mêmes de « gothiques flamboyants ». Cette appellation est une référence au style architectural qui se démarque du style « gothique classique » par des ornements de forme ondulée. Nous comprenons par cette métaphore qu’il existe au sein du milieu gothique deux visions du monde : la rigide et la souple, ou encore : la strictement noire et pessimiste et une autre plus nuancée, plus lumineuse.

 

De cette distinction intrinsèque au milieu, il est possible de faire une corrélation entre le facteur de l’âge et le style de vêtement que les sujets gothique portent de manière plus habituelle. C’est là un travail qui n’a pas été effectué pour cette étude par manque de temps mais surtout du fait que les sujets aiment varier, quel que soit l’âge, leur style dans une même période ou d’une période à l’autre. Ce qui donne à penser que le style de vêtement porté peut indiquer que la vision du monde d’un sujet fluctue et que cette fluctuation est visible dans le changement d’habillement. Autrement dit, le vêtement pourrait peut-être être considéré comme un baromètre de l’humeur quotidienne d’un sujet gothique. Selon certains le style romantique incarne une vision plus pessimiste que le style electro-indus. L’un renvoie à l’affliction et le second à la technologie et donc au futur.

 

Lors des observations participantes nous avons remarqué assez nettement que la décoration des lieux et du corps (par l’habillement) indiquent un imaginaire sombre mais que les participants ne sont pas pour autant tristes ou mélancoliques (« le bonheur d’être triste »[8]). Nous avons observé des rires et sourires de bienveillance et d’amitié. Il faut donc distinguer deux sortes de visions. L’un culturelle, propre au milieu gothique, enrichie par la production artistique et la vision individuelle du sujet, plus intime, qui ressort de son jugement strictement personnel et qui a pour base l’éducation reçue lors de son enfance.

 

4. Les signaux

 

Les références à l’imaginaire, à l’irréel, au morbide, à l’anormalité, à l’étrange, au religieux, au sexe sont autant de « signaux » peuvent être perçues dans toutes les productions artistiques de la culture gothique. Ces signaux servent de repères pour dénicher les produits culturels à caractère gothique. Ainsi on les retrouve dans tout ce qui peut être considéré comme gothique. L’extrait ci-après décrit brièvement les caractéristiques des signaux. Cette description nous rappelle les références des signaux gothiques.        

 

Ce n’est pas évident car chacun a sa façon de voir mais pour moi ce serait tout ce qui est d’aspect magique, fantastique, au religieux sans être religieux dans le sens où j’adore tout ce qui est religion proprement dite mais histoire de la religion et pas nécessairement ce que l’on essaie de nous faire croire. (…) Comme je crois que la musique gothique est un style qui véhicule beaucoup de symboles, beaucoup de, d’images, que ce soit religieux, fantastique, la mort, le sexe ; ça c’est vraiment des symboles de ce genre-là. Automatiquement quand tu trouves ces symboles dans une littérature ou dans un film, évidemment du coup tu t’y retrouves. [H. 36 ans, technicien son. Mons-Borinage].

 

L’extrait qui décrit ce que nous appelons les « signaux » se termine par l’explication d’un sentiment d’affiliation entre un ensemble de signaux de même caractéristique et le sujet qui apprécie ceux-ci et qui les retrouve. La fin de la première partie mais surtout la seconde consacrera une large partie explicative sur le rapport entre signaux et individus.

Le passage « le religieux sans être religieux dans le sens où j’adore tout ce qui est religion proprement dite mais histoire de la religion et pas nécessairement ce que l’on essaie de nous faire croire. » est intéressant. Nous retrouvons l’exploitation des symboles religieux pour une autre utilisation que religieuse. Cette manipulation de symboles sera développée à la fin de cette première partie.

 

 

La culture gothique a la particularité d’être une culture d’évasion et d’irrationalité. Dans cet état d’esprit, les sujets gothiques cherchent à atteindre une certaine authenticité de soi pouvant engendrer chez certains un sentiment d’élitisme. La culture gothique a également la propriété de créer et de partager une vision pessimiste sur le monde. S’il existence une vision triste du monde chez les sujets gothique, il faut cependant savoir que certains sont « flamboyants », c’est-à-dire moins pessimiste que les premiers. L’état d’esprit et les valeurs de la culture gothique sont observables dans une expression artistique pleine de signaux. Ceux-ci sont généralement d’ambiance sombre et font référence au religieux, aux mythologies, au sexe, à l’irréel, au morbide, à l’anormalité, à l’étrange. Après avoir fait le point de différentes valeurs de la culture gothique et de la particularité de l’état d’esprit des participants, découvrons plus en détails différents éléments du milieu gothique en Belgique francophone et de l’identité individuelle de ses participants.

 

> suite :  5. La nébuleuse gothique

 



[1] DURAFOUR, Antoine, op. cit., p. 75

[2] TOCQUEVILLE (de), Alexis. De la démocratie en Amérique, trois Tomes, 1835-1840.

[3] Les Moldus (en référence aux aventures d’Harry Potter de J.K. Rowling) sont les personnages sans pouvoir magique et qui usent de la science pour développer leur monde, à l’inverse des magiciens et sorciers qui vivent dans un enchantement et qui pratiquent la magie.

[4] Le hip-hop : Issu des ghettos noirs new-yorkais au milieu des années 1970, ce mouvement culturel et artistique (voire un mode de vie) mélange des aspects festifs et revendicatifs. Le hip-hop rassemble le rap, le R&B, le groove, la soul, le break dance, etc. Il s’est rapidement diffusé eu Europe faisant écho à une même « culture de rue » ou mode de vie chez les jeunes de banlieue, souvent d’origine étrangère et essentiellement venant des pays d’Afrique noire et du Maghreb.

[5] Le rythm and blues (ou R&B, parfois aussi abrégé en R'n'B) est un genre musical combinant des influences jazz, gospel et blues, à l'origine joué par des interprètes afro-américains.

[6] Star Academy : est une série de télé-réalité qui met en concurrence des candidats de 18 à 30 ans voulant devenir chanteurs. 14 finalistes sont isolés dans une résidence. Chaque semaine, ils suivent des cours de chant, de diction, de théâtre, de danse, de conditionnement physique et échangent avec des personnalités connues du monde artistique. Une évaluation en chant a lieu toutes les semaines, au cours de laquelle les professeurs mettent en danger trois candidats qui doivent, afin de prouver leur valeur, se produire sur scène lors du spectacle hebdomadaire diffusé à la télévision. Deux personnes sont épargnées : une grâce aux votes du public, l'autre grâce aux votes des membres de l'Académie. À la fin des 9 semaines, une grande finale opposant un homme et une femme couronne le grand gagnant de la Star Academy, celui-ci (ou celle-ci) se voyant octroyer les fonds pour préparer un album. (Source : www.fr.wikipedia.com)

[7] Loft Story est une émission de télévision française de télé-réalité  diffusée sur M6 lors de deux saisons en 2001 et 2002. Principe : toutes les pièces du loft (à l'exception des toilettes - sans porte - et d'une pièce imposée par le CSA) sont équipées de caméras vidéo. Celles-ci sont diffusées en léger différé sur un ou plusieurs canaux payants de l'offre TPS et permettent la confection d'un programme télévisé quotidien.

Loft Story a lancé la vogue de la télé-réalité en France, et toutes les critiques (l'accusant très souvent de « télé poubelle ») qui vont avec. (Source : www.fr.wikipedia.com)

[8]  HUGO, Victor. Les travailleurs de la mer. 1866.

 

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Bertrand de Witte

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